Dans un monde en rapide mutation, les producteurs ont besoin d’une offre d’innovations et de services, en plus d’un accès continu au savoir et à l’information. Le fait d’avoir toutes ces ressources sous un même toit dans un contexte rural peut accélérer sensiblement l’adoption des innovations et optimiser les avantages qu’elles offrent aux producteurs. Des centres de formation agricole ont été mis sur pied par de nombreux acteurs, sous différentes formes : par exemple, les maisons familiales rurales1, les centres Songhaï2, et les centres de développement d’agrobusiness. Ces initiatives se concentrent sur la formation de jeunes individus pour les préparer à une carrière dans l’agriculture. Toutefois, elles sont moins utiles lorsqu’il s’agit d’aider l’ensemble de la communauté rurale à adopter à grande échelle les innovations agricoles. Par conséquent, de nouveaux modèles d’initiatives de vulgarisation communautaire sont en cours de développement, tels que les « centres de ressources pour les petites exploitations » promus en Asie du Sud par ECHO3 et le concept de « centre de ressources rural », que nous décrivons en détail dans cette note.
Suite au recul des investissements dans les services de conseil mis en place par les pouvoirs publics au cours des années 80 et 90, les approches de vulgarisation communautaire sont devenues de plus en plus importantes. L’une de ces approches est la vulgarisation de paysan à paysan (VPP), qui est définie ici comme la fourniture d’une formation par les agriculteurs aux agriculteurs, souvent au moyen de la création d’une structure de paysans formateurs. Nous utilisons le terme « paysan formateur » comme un terme générique, tout en reconnaissant que différentes appellations (p. ex. leader paysan, paysan promoteur, agent de savoir communautaire) peuvent couvrir des rôles différents.
Les vidéos, tout particulièrement les vidéos numériques, sont une technologie relativement nouvelle. Les vidéos peuvent contribuer à répondre aux défis de la diffusion de l’information aux producteurs, y compris aux groupes pauvres et marginalisés, aux femmes et aux jeunes. Parmi les usages de la vidéo dans l’agriculture, on peut citer la sensibilisation, la stimulation de la demande d’appui, la vulgarisation de paysan à paysan, la formation aux innovations agricoles, l’encouragement de la créativité ou encore elle peut servir d’outil de documentation et de suivi-évaluation (S&E).
Favoriser l’innovation rurale (en anglais Enabling Rural Innovation – ERI) est une approche participative qui place les exploitants familiaux au coeur du développement agricole. Elle renforce leurs capacités techniques, organisationnelles, sociales et entrepreneuriales pour qu’ils puissent passer d’une agriculture de subsistance à une agriculture à vocation commerciale. Elle vise à développer des agro-entreprises rentables sans compromettre la sécurité alimentaire et nutritionnelle. Elle aide les groupements paysans à (re) découvrir les ressources sociales, techniques, naturelles et économiques qui les entourent, définir des objectifs de groupes et suivre leurs progrès dans ce sens, réaliser des études de marché, expérimenter avec différentes technologies et créer des agro-entreprises, tout en sauvegardant leur ressources naturelles de base.
Les rôles des femmes et leurs contributions à l’agriculture en milieu rural demeurent sous-estimés et négligés par les processus d’élaboration et de mise en oeuvre de politiques du secteur. Généralement, les femmes participent à de nombreuses facettes de la filière agricole et leur contribution à la main-d’oeuvre productive se situe entre 25 et 75 %. Pourtant, dans l’ensemble, elles ont moins facilement accès aux services de conseil rural (SCR) que les hommes. Par ailleurs, elles ont moins accès aux intrants agricoles, qu’il s’agisse des engrais, des technologies ou des services vétérinaires, ce qui réduit leur productivité globale. Ce point est particulièrement problématique dans les pays africains, où la participation des femmes à l’agriculture varie entre environ 30 % en Gambie et 60 à 80 % au Cameroun.
Les petits producteurs des pays en développement sont confrontés à un certain nombre de difficultés qui ont un impact sur leur productivité et leur contribution à la sécurité alimentaire. Parmi elles, on peut citer le manque d’accès à des services financiers (crédit, épargne et micro-assurance) et un accès limité à des services de conseil rural. Au fil des ans, des efforts ont été faits pour tenter de résorber ces difficultés en améliorant la productivité des agriculteurs et leur contribution à la sécurité alimentaire. Toutefois, les conditions de vie des petits producteurs ne se sont pas sensiblement améliorées car seules des contraintes individuelles spécifiques ont été traitées alors que d’autres ont été négligées. Mercy Corps a réalisé qu’il était nécessaire de trouver une façon abordable et accessible de fournir des services qui s’attaquent aux multiples défis selon des modèles commerciaux durables.
Les champs écoles paysans (CEP) sont une approche d’apprentissage réservée aux adultes qui enseigne à des groupes d’agriculteurs comment se livrer à des expériences pour résoudre des problèmes de manière indépendante. Dans les CEP, que l’on appelle parfois « écoles sans murs », des groupes de producteurs se rencontrent régulièrement avec un facilitateur pour observer, discuter, poser des questions et apprendre ensemble. L’approche des CEP a été mise au point pour enseigner des techniques de lutte intégrée contre les ravageurs dans la riziculture, mais elle a aussi été utilisée dans l’agriculture biologique, l’élevage et dans des activités non agricoles génératrices de revenu, telles que l’artisanat.
Les agriculteurs, les agro-industries et les prestataires de services doivent innover en permanence pour s’adapter à un environnement en constante évolution (y compris les marchés, le climat et les ressources). L’innovation consiste à mettre en pratique des idées nouvelles pour un endroit donné et ainsi améliorer la situation de ceux qui y vivent. Ces « idées » peuvent être une nouvelle façon d’irriguer un champ (c.-à-d. une technologie), une nouvelle façon d’organiser les agricultrices pour vendre leurs produits en vrac (c.-à-d. une innovation organisationnelle) ou une nouvelle politique qui aide les petits exploitants à obtenir des prêts bancaires (c.-à-d. une innovation institutionnelle). Dans le domaine agricole, une innovation implique souvent une combinaison de différents types de changements. Par exemple : une nouvelle façon de détourner l’eau vers les champs exige que les agriculteurs s’organisent en associations d’utilisateurs d’eau qui doivent à leur tour être soutenues par les autorités locales.
The Agricultural Extension Policy Forum was held the 12th and 13th of May 2015 in Accra, Ghana at the Best Western Premier Accra Airport Hotel. The overarching purpose of the Forum was to promote policy dialogue and conduct a stakeholder review of Ghana’s existing agricultural extension policy and its implementation. Sixty-two people participated in the Forum with representatives from the public, private, and civil society sectors.
Several opening presentations set the dynamic tone of the Forum. This included a presentation on Liberia’s National Policy for Agricultural Extension and Advisory Services, a presentation which identified elements of effective extension policies, one which looked at policy from farmers’ perspectives, and one which informed participants about continental and Ghanaian agricultural extension apex organizations.
The present document gives the perspective of the Food and Agriculture Organization of the United Nations (FAO) on migration and outlines the main entry points where FAO can support international efforts to address global movements of refugees and migrants. FAO has long-standing experience in building up the resilience of rural populations, supporting rural livelihoods, including those of displaced people and host communities, as well as addressing food insecurity, rural poverty and natural resource depletion, which are among the drivers of migration. Together with its partners, FAO is committed to further strengthening its efforts on migration within humanitarian and development contexts, building on its comparative advantage in agriculture and rural development issues.
This document is directed towards Member States, UN system and all other potential partners.
It sheds light on the role that agriculture and rural development and the sustainable management of natural resources can play in curbing migration pressure in rural areas. It also discusses possible areas of further engagement to maximize the potential bene ts of migration on food security and agriculture and rural development.
The Rural Development Report: Fostering Inclusive Rural Transformation focuses on inclusive rural transformation as a central element of the global efforts to eliminate poverty and hunger, and build inclusive and sustainable societies for all.
The report analyses global, regional and national pathways of rural transformation and suggests four categories into which most countries and regions fall, each with distinct objectives for rural development strategies to promote inclusive rural transformation: to adapt, to amplify, to accelerate, and a combination of them.
Las sistemas de extensión son la estrategia básica para incrementar la productividad, disminuir los costos unitarios, diversificar la producción, agregar valor, diferenciar las producciones, adecuarse a los estándares de calidad exigidos por el mercado y disminuir la inseguridad alimentaria. Para enfrentar este desafío se establece el Sistema Nacional de Innovación y Transferencia de Tecnología Agroalimentaria (SNITTA), que juega un rol crítico para el desarrollo de la competitividad del sector agrícola ya que significa transitar hacia un enfoque en el que predomina la innovación tecnológica y la asistencia continua orientada a resultados concretos. Debido a su importancia, se realiza este estudio, cuyo objetivo principal es ofrecer recomendaciones y propuestas de política tecnológica que contribuyan a mejorar los sistemas de extensión y transferencia de tecnología en
Le présentGuide a été élaboré par le Forum mondial pour le conseil rural (GFRAS). Il vise à aider ceux qui participent à l’évaluation de la vulgarisation à déterminer comment effectuer des évaluations plus détaillées, rigoureuses, crédible setutiles . Le Guide aide les lecteurs à comprendre les différents types d’évaluation afin de décider de ce qui est le mieux adapté à leur situation et à accéder à d’autres sources d’informations théoriques et pratiques . Le Guide est destiné principalement à quatre groupes de parties prenantes de l’évaluation :
This book chapter describes how to utilise the learning principles derived from cognitive psychology for designing multimedia training modules